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Pérou - Vinicunca et le trek de l'Ausangate, dans la Cordillère Vilcanota

Depuis plus de 15 ans, je parcours avec mes groupes la Cordillère Vilcanota en tout sens. Cette courte vidéo rassemble des images tournées entre 2011 et 2017. Voici quelques-uns des plus beaux endroits de ce massif, peu fréquenté en comparaison avec d'autres treks du Pérou.
En veux-tu, en voilà : des sommets et cols à plus de 5000 m, des glaciers, des lacs bleus, verts, gris ou rouges, des vigognes,... Sans oublier le désormais fameux site de Vinicunca.
Prochain trek en juillet 2022 !
 

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Pérou : Traditions en territoire q'ero

Très isolé, le territoire q'ero est situé en altitude sur le versant amazonien de la Cordillère des Andes, dans la région de Cusco. C'est ici que vivent ceux que l'on appelle souvent "Les derniers descendants des Incas", en raison de la vivacité de leur traditions d'origine précolombienne.

Dans cette vidéo, vous suivez d'abord la célébration du Corpus Christi (la Fête-Dieu) dans le village de Hatun Q'ero, situé à 3400 m d'altitude. Cet endroit est seulement accessible après une journée de marche. Ici, c'est un syncrétisme religieux animiste/catholique qui prédomine. En effet, les plumes d'aras venues d'Amazonie côtoient les croix chrétiennes. Le grand bâtiment est l'église, construite par l'hacienda de Hatun Q'ero, d’origine coloniale. Une hacienda qui a réduit les Q'ero à l'état d'esclaves jusqu'en 1955...

Ensuite, vous pouvez voir une cérémonie d'offrande à la Terre-Mère et aux montagnes sacrées. Dans son offrande, mon ami chaman Pablo rassemble divers éléments : feuilles de coca, alcool, plantes, roches, poudres,... Incantations et bénédictions se succèdent, avant que l'offrande soit brulée puis offerte à la déesse Pachamama et aux montagnes tutélaires, les apus.

Puis viennent des chants traditionnels, dont l'un en l'honneur des trois fleurs sacrées des Q'ero. Le ton triste de ces chants est en lien avec l'Histoire douloureuse de ce peuple. Et enfin, un baptême où les cheveux de l'enfant sont traditionnellement coupés pour la première fois vers l'âge de deux ans par le parrain (moi dans le cas présent) et la marraine.

Symbolisant l'amitié, le partage des feuilles de coca entre les participants est omniprésent avant toute action importante, que ce soit comme ici une offrande, des chants, un baptême.

PS : Merci à Michel, l'un des participants à ce trek, de m'avoir transmis les rushs concernant les chants et le baptême.

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Wakra Pukara, un impressionnant site !

En juillet dernier, à l'occasion d'une reconnaissance, j'ai visité le site précolombien de Wakra Pukara. Au bout de 2 à 3 heures d'une superbe randonnée en balcon au-dessus du canyon du río Apurímac, on arrive sur ces ruines incas isolées et encore peu visitées.

Construit par les pré-Incas Qanchis en tant que sanctuaire dédié à leur dieu Wiracocha, Wakra Pukara fut ensuite conquis par les Incas.

Le site est à notre programme pour le voyage de septembre.

La région de Cusco n'a pas fini de nous étonner !

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Qoyllurit’i, le pèlerinage de la démesure

Dans mon post précédent, j’ai publié des photos du Qoyllurit’i, où nous étions à la fin mai. Pour ma vidéo, j’ajoute quelques explications ci-dessous :

Le pèlerinage au sanctuaire du Christ du Qoyllurit’i rassemble environ 70 000 fidèles sur cinq jours. Tous se rendent au pied des glaciers du Sinak’ara, non loin de la montagne sacrée de l’Ausangate, au Pérou. A Mahuayani commence une montée de 8 km vers la chapelle du Qoyllurit’i. L'itinéraire est ponctué de douze croix, autour desquelles les pèlerins dansent, chantent et jouent de la musique. Chaque communauté défile, groupée derrière son porteur de bannière. A 4650 m d’altitude, autour de la chapelle et au pied des glaciers, la foule s'installe dans un immense campement improvisé, glacial une fois la nuit tombée.

Ce culte chrétien est venu « recouvrir » une tradition préhispanique qui vénère l’esprit de la montagne sacrée apu. L'origine de ce pèlerinage remonte à 1780, année où des paysans virent l'apparition miraculeuse de l'image du Christ du Qoyllurit’i sur une roche noire. Une chapelle au toit de chaume fut alors construite. Depuis, la ferveur religieuse n'a cessé de s'accentuer... Parfois de l’étranger, on vient avant tout pour prier, dans l'espoir d'une vie plus facile, de bonnes récoltes,... Le bon pèlerin réalise ce voyage trois années de suite. Ceux qui espèrent un miracle, une guérison, se doivent de faire le pèlerinage à pieds nus, aller et retour.

Le jour dit "principal", 58 jours après Pâques, à 2 h du matin, les 700 ukukus (pabluchas) commencent à monter vers l'un des quatre glaciers du Sinak’ara. Vêtus de capes à franges et de cagoules, ils ressemblent à des ours. Ils incarnent les gardiens de l'apu, l'esprit de la montagne. Elus dans chaque communauté par une assemblée de sages, ces personnages correspondent avec la Nature. La légende veut qu'ils soient fils d'un ours et d'une princesse indienne. A 4900 m, ils participent à des cérémonies rituelles, à même la glace vive. Les ukukus ont le privilège de boire l'eau miraculeuse issue des glaces. Ils sont aussi chargés de faire respecter l'ordre dans la procession. Symboliquement, quelques-uns emportent la glace sacrée du Sinak’ara pour qu'elle fertilise leurs champs et assure de bonnes récoltes. Entre 7 h 30 et 10 h, au son de tambours et flûtes, les ukukus redescendent, formant d'interminables chenilles humaines. Certains se font fouetter dans le cadre du yawar mayo (« rivière de sang »), un théâtre « sérieux » lors duquel on se fait punir des fautes...

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