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Qoyllurit’i, le pèlerinage de la démesure

Dans mon post précédent, j’ai publié des photos du Qoyllurit’i, où nous étions à la fin mai. Pour ma vidéo, j’ajoute quelques explications ci-dessous :

Le pèlerinage au sanctuaire du Christ du Qoyllurit’i rassemble environ 70 000 fidèles sur cinq jours. Tous se rendent au pied des glaciers du Sinak’ara, non loin de la montagne sacrée de l’Ausangate, au Pérou. A Mahuayani commence une montée de 8 km vers la chapelle du Qoyllurit’i. L'itinéraire est ponctué de douze croix, autour desquelles les pèlerins dansent, chantent et jouent de la musique. Chaque communauté défile, groupée derrière son porteur de bannière. A 4650 m d’altitude, autour de la chapelle et au pied des glaciers, la foule s'installe dans un immense campement improvisé, glacial une fois la nuit tombée.

Ce culte chrétien est venu « recouvrir » une tradition préhispanique qui vénère l’esprit de la montagne sacrée apu. L'origine de ce pèlerinage remonte à 1780, année où des paysans virent l'apparition miraculeuse de l'image du Christ du Qoyllurit’i sur une roche noire. Une chapelle au toit de chaume fut alors construite. Depuis, la ferveur religieuse n'a cessé de s'accentuer... Parfois de l’étranger, on vient avant tout pour prier, dans l'espoir d'une vie plus facile, de bonnes récoltes,... Le bon pèlerin réalise ce voyage trois années de suite. Ceux qui espèrent un miracle, une guérison, se doivent de faire le pèlerinage à pieds nus, aller et retour.

Le jour dit "principal", 58 jours après Pâques, à 2 h du matin, les 700 ukukus (pabluchas) commencent à monter vers l'un des quatre glaciers du Sinak’ara. Vêtus de capes à franges et de cagoules, ils ressemblent à des ours. Ils incarnent les gardiens de l'apu, l'esprit de la montagne. Elus dans chaque communauté par une assemblée de sages, ces personnages correspondent avec la Nature. La légende veut qu'ils soient fils d'un ours et d'une princesse indienne. A 4900 m, ils participent à des cérémonies rituelles, à même la glace vive. Les ukukus ont le privilège de boire l'eau miraculeuse issue des glaces. Ils sont aussi chargés de faire respecter l'ordre dans la procession. Symboliquement, quelques-uns emportent la glace sacrée du Sinak’ara pour qu'elle fertilise leurs champs et assure de bonnes récoltes. Entre 7 h 30 et 10 h, au son de tambours et flûtes, les ukukus redescendent, formant d'interminables chenilles humaines. Certains se font fouetter dans le cadre du yawar mayo (« rivière de sang »), un théâtre « sérieux » lors duquel on se fait punir des fautes...

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De retour du Pérou...

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