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Norvège - Forollhogna, terre des rennes sauvages

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Une partie de l'équipe Alpimondo (Sophie, Patrick et Sylvain) accompagnée d'un fidèle client revient d'une reconnaissance afin d'étoffer un peu plus notre gamme de voyages photo/nature.

Loin d'avoir épuisé les beautés naturelles de la Norvège, nous nous sommes rendus dans le parc national de Forollhogna, réputé pour ses hardes de rennes sauvages. En pays Same (anciennement connus sous le nom de Lapons), à cheval entre Norvège, Suède et Finlande, leurs cousins semi-domestiques sont très nombreux et relativement faciles d'approche. En revanche, les populations originelles encore 100% sauvages ne se rencontrent plus que dans certains parc nationaux norvégiens, parmi lesquels on peut citer le Hardangervidda, le Dovrefjell (que nous connaissons bien https://www.alpimondo.com/voyager/europe/norvege/dovrefjell-l-age-de-glace ) et Forollhogna, au sud-est de Trondheim, dans le centre du pays.

Les groupes de rennes sauvages sont très timides et les approcher à distance raisonnable pour les photographier n'est pas choses aisée. Sauf si on profite du rut... Pendant cette période cruciale, les mâles se regroupent pour s'affronter dans de violents combats afin d'assurer leur emprise sur un petit groupe de femelles avec lesquelles ils pourront alors se reproduire. La testostérone monte en flèche, ce qui modifie leur comportement et les rend nettement moins méfiants. La population de Forollhogna est alors relativement observable et comme on y trouve de très beaux individus, voilà déjà un moment que ça nous titillait d'aller voir ça de nos propres yeux! A la suite de notre voyage photo à la découverte des boeufs musqués du Dovrefjell, nous avons donc enchainé une seconde semaine dans la toundra, un peu plus au nord-est, dans le parc de Forollhogna.

Nous avions dégotté de précieux rensignements sur la position des rennes au cours des derniers jours et on nous avait même gentillement indiqué l'emplacement d'une petite cabane idéalement placée. Avec la météo assez maussade, l'hiver prenant un peu d'avance, voilà qui nous éviterait de dormir sous notre laavo (un tipi). C'est donc confiants que nous sommes partis lourdement chargés (de quoi dormir, manger et photographier pour 5 jours), dans le brouillard. Le sentier se perd rapidement sous la couche de neige des dernier jours, heureusement le pointage GPS de la cabane nous guide dans la bonne direction. Une bonne heure et demi plus tard, c'est une cabane ravissante mais fermée à double tour que nous trouvons. La fin de journée approche, le vent fraichît et le grésil commence à tomber, quelle déception..! Avec Patrick, je reparts alors à la voiture pour récupérer notre laavo. A la nuit tombante, nous retrouvons Sophie et Jean Luc qui jouent les sémaphores avec leurs lampes frontales pour nous aider. Montant avec hâte notre abri, c'est bien humides et refroidis que nous nous soustrayons aux éléments extérieurs. Le temps de faire chauffer de l'eau et nous pouvons enfin reprendre des forces en dégustant nos repas lyophilisés (de notre partenaire MX3). Après une nuit chahutée par de violentes bourrasques, seul Patrick avait à peu près dormi paisiblement... Le vent ayant tourné et sachant que les rennes avancent face à lui, nous décidons de quitter ce secteur pour rejoindre un autre accès un peu plus au nord. 

En arrivant à la voiture, un coup de jumelle et je distingue une petite dizaine de rennes à une distance atteignable. Après une bonne heure d'approche, nous les rejoignons. A peine nos têtes dépassent de la petite bosse qui  masquait notre progression que le mâle dominant cette petite harde se lève, inquiet. Il commence à partir tranquillement, le reste du groupe lui emboîtant le pas. Nous réussissons tout de même quelques images, mais la rencontre fût un peu courte.

Sur la piste qui nous mène dans ce coin du parc plus au nord, nous savions qu'il y avait un laavo en dur, fait de bois et recouvert de tourbe pour l'isolation. C'est donc ce nouvel abri qui sera notre maison pour les deux prochaines nuits. Le feu ne tarde pas à crépiter, ce qui nous permet de faire sécher, chaussures et chaussettes et de préparer l'eau chaude de nos repas, quel confort! 

La météo ne s'arrange pas et la pluie tombe encore le lendemain, mais nous partons tout de même inspecter cette nouvelle zone. Les animaux n'étant pas plus bêtes que nous, ils doivent se tenir tranquilles en attendant une amélioration et nous rentrons bredouilles. Le doute commence à s'installer, la toundra s'étend à perte de vue dans les montagnes de Forollhogna, comment trouver des rennes dans un tel espace? Le vent est de nouveau au sud, il est temps de retourner sur le secteur initial.

Cette fois, nous installons prudement le laavo près du parking où nous sommes garés. L'endroit est superbe, avec une rivière pour l'approvisionement en eau et même un wc sec. Notre plan est de rayonner depuis là en fonction du vent. Au matin du jour 4, le froid est piquant, tout est givré. Le ciel est dégagé mais des brumes s'accrochent aux reliefs. Des lagopèdes caquêtent ici et là alors que nous nous préparons.

 

Tout au long de la matinée, dans le brouillard, nous levons des dizaines de lagopèdes, ils sont vraiments très nombreux ici! Puis sur une croupe plus enneigée, nous découvrons des traces assez fraîches de glouton. Carnivore de la taille d'un petit ours, à la réputation bien trempée, il doit parcourir la toundra en quête d'un renne mort des suites du rut. Les combats entre mâles sont si violents que les protagonistes terminent parfois gravement blessés. Pour nous, croiser la trace de ce prédateur apporte un regain de motivation! 

Un peu plus loin, c'est un groupe d'oies à bec court qui se repose sur sa route migratoire. mais toujours pas de rennes. C'est finalement Sophie qui la première les aperçoit: un grand groupe qui arrive tranquillement, droit sur la fameuse cabane fermée! Avec précaution, nous installons notre matériel photo et alors que la lumière de l'après-midi se réchauffe à mesure que le soleil descend sur l'horizon, nous nous régalons. Plusieurs centaines de rennes se trouvent devant nous, autour d'un petit lac, subdivisés en petits groupes dominés par un grand mâle. Intimidations, tentatives d'accouplement, combats et même jeux des plus jeunes, nous sommes ravis! Nous quittons le troupeau alors que le crépuscule couvre les montagnes. Les rennes nous ont plutôt bien acceptés, voilà qui est encourageant. le lendemain matin, nous tentons de les retrouver là où nous les avions laissé. Ils ont bougé un peu, mais après un moment nous les retrouvons, à flanc de côteau. La plupart dorment encore plus ou moins, mais il y en a toujours qui montent la garde. Nous sommes presque instantanément repérés et c'est avec calme que le groupe se réveille. L'ambiance est froide, le ciel chargé, mais visuellement c'est très beau et nous pouvons encore réaliser de nombreuses photos avant de laisser ces animaux à la tranquilité des lieux. 

Mission accomplie, une belle réussite, que nous espérons avoir le bonheur de partager avec vous l'automne prochain.


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Réussite au sommet du volcan Chachani !

Pour conclure en beauté un trek au Pérou, quoi de mieux que de tenter un haut sommet ? Situé au-dessus d'Arequipa, le volcan Chachani (6057 m) n'est pas difficile techniquement, mais l'altitude est omniprésente... Le 29 septembre dernier, nous étions là-haut, à plus de 6000 m, heureux de l'effort accompli et de la réussite au sommet !

Voir la vidéo !

 

 

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Vini Cunca, la Montagne Arc-en-Ciel

Les minéraux présents dans le sol ont incroyablement coloré cet endroit appelé Vinicunca en quechua, ou "Montaña de las 7 Colores", "Rainbow Mountain", "Montagne Arc-en-Ciel",...
Lors d'un tour de l'Ausangate, la tentation est grande de faire un détour de 2 jours pour connaître l'endroit le plus à la mode du Pérou.
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De retour de la cordillère Vilcanota...

En juillet, nous faisions un trek de 11 jours dans la cordillère de Vilcanota, dominée par l'Ausangate (6372 m), au sud du Pérou. Un groupe joyeux, du beau temps, un régal ! Le point culminant du trek fut l'ascension du Huayruro Punco Sur (5470 m). Ce sommet offre un panorama sur la laguna Sibinacocha, la plus haute des Amériques (4873 m) pour une telle taille (15 km de long sur 2 km de large en moyenne). Et au-delà, sur la calotte glaciaire du Quelccaya qui, avec ses 13 km de long, est tout simplement le plus grand glacier tropical du monde (situé entre les tropiques). Deux records géographiques en un seul coup d’œil !

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Le Guatemala, cœur maya de l'Amérique centrale

Suite à mon voyage de novembre 2016, j'ai réalisé cette petite vidéo. Quelques-unes des beautés de ce pays attachant sont rassemblées ici : enjoy !
Prochain départ : 26 janvier 2018.

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